-- Just added record --

Bruxelles, le 30 août 2019 – Plusieurs médias attirent l’attention sur l’utilisation de soja dans les aliments pour animaux et l’impact éventuel du secteur belge de la viande sur la déforestation et les feux de forêt en Amazonie. Boerenbond, ABS (Algemeen Boerensyndicaat) et BFA (Belgian Feed Association) déplorent ces informations unilatérales et incorrectes et expliquent que la viande produite chez nous ne contribue en aucun cas à la déforestation ou aux feux de forêts qui sévissent actuellement en Amazonie. Les organisations agricoles et les producteurs d’aliments pour animaux demandent de rendre les directives d’approvisionnement en soja de la FEFAC (FFSG) et la norme européenne de durabilité de la FEFAC (la fédération européenne des fabricants d’aliments pour animaux) obligatoires dans toute l’Europe. Les producteurs belges d’aliments pour animaux souscrivent au moratoire Amazonie depuis 2006. Et, depuis 2018, BFA souscrit au manifeste Cerrado. 

Voici un aperçu des faits:
  • Les producteurs belges d’aliments pour animaux n’utilisent pas de soja provenant de terres agricoles déboisées en Argentine et au Brésil après 2006. La viande belge ne contribue donc pas à la déforestation et aux incendies en cours;
  • Le soja grossièrement moulu, qui ne convient pas à la consommation humaine et qui est utilisé lors de la production d’aliments pour animaux, est un sous-produit issu des produits à base de soja destinés à un usage humain;
  • Les sous-produits de graines oléagineuses (comme le soja et le colza) représentaient en 2017 à peine 22 % des matières premières transformées dans les aliments composés, ce qui ne constitue qu’une partie de l’alimentation totale des animaux. Les bovins consomment par exemple 75 à 80 % d’aliments sans soja (herbe, foin, etc.).

Le secteur belge de la viande se concentre depuis des dizaines d’années sur les importations durables

La durabilité est un élément très important pour le secteur, qui a déjà pris de nombreuses mesures pour lutter activement contre la déforestation. L’ensemble du secteur continue à investir dans la durabilité en vue de l’avenir. Malgré les coûts supplémentaires entraînés par les matières premières durables, le secteur des fabricants d’aliments pour animaux investit depuis des dizaines d’années dans la durabilité. BFA, qui représente 98 % des aliments composés belges pour animaux, a mis au point un standard pour le soja durable en 2009 (ce standard fait partie du top 5 dans le monde selon le bureau d’études indépendant Profundo) et travaille avec des certificats de soja durable.


BFA examine également comment valoriser encore mieux les flux connexes issus des industries de l’alimentation et des biocarburants, ce qui implique de mieux utiliser les matières premières existantes. Année après année, BFA réduit ainsi la dépendance aux protéines importées de pays extérieurs à l’UE. Depuis 2011, les importations de soja pour les aliments pour animaux ont chuté de plus de 30 % grâce à l’utilisation de colza grossièrement moulu et de sous-produits issus de l’industrie des biocarburants.

Les importations de soja cultivé de manière durable restent importantes. Une grande partie des terres agricoles belges et européennes convenant uniquement aux pâturages, les ruminants transforment des protéines végétales indigestes pour l’homme en protéines animales digestes pour l’homme (viande, lait). Par ailleurs, l’ensemble de l’industrie de l’alimentation dépend du soja, et pas seulement l’élevage de bétail. Le soja est également présent dans les alternatives à la viande, les substituts végétaux aux produits laitiers, les pâtisseries, et bien plus encore.

Après la production d’huile de soja et d’autres produits à base de soja destinés à la consommation humaine, une grande quantité de soja grossièrement moulu est toujours présente, alors qu’il n’est pas comestible pour l’homme. Les secteurs de l’agriculture et des aliments pour animaux recyclent ce sous-produit, contribuant activement à réduire les déchets. Cet effort ne se limite pas uniquement au soja : le secteur belge des aliments pour animaux valorise chaque année 4 millions de tonnes de flux connexes issus de l’industrie alimentaire.


Continuer à réduire l’impact à l’avenir


La Belgique fait partie des meilleurs élèves à travers le monde en termes de sécurité alimentaire et de durabilité. Le secteur continue toutefois à investir dans la durabilité en vue de l’avenir : BFA étudie par exemple le développement de la culture locale de soja avec l’ILVO (l’institut pour les études sur l’agriculture, la pêche et l’alimentation).

BFA étudie également comment mieux valoriser les flux connexes issus des secteurs de l’alimentation et des biocarburants et a créé le Feed Design Lab à Wanssum, aux Pays-Bas. Cette usine-test hyper moderne examine de nouvelles méthodes de valorisation des flux connexes issus des secteurs de l’alimentation et des biocarburants.


Les organisations agricoles et les producteurs d’aliments pour animaux demandent de rendre les directives d’approvisionnement en soja de la FEFAC (FFSG) et la norme européenne de durabilité de la FEFAC (la fédération européenne des fabricants d’aliments pour animaux) obligatoires dans toute l’Europe. Le soja utilisé dans la production de viande de notre pays satisfait déjà à cette exigence.

******

À propos de BFA
BFA (Belgian Feed Association) compte environ 160 membres. Ensemble, ces membres représentent 93 % de la production nationale. Le secteur emploie 3 700 personnes. Avec une production nationale de 7 millions de tonnes et un chiffre d’affaires de 4,9 milliards d’euros, le secteur des aliments composés pour animaux est le principal fournisseur de moyens de production pour l’agriculture.


À propos de Boerenbond
Boerenbond est la plus grande organisation professionnelle regroupant des agriculteurs et des horticulteurs en Flandre et en Belgique germanophone. Nous œuvrons en faveur d’une agriculture et d’une horticulture dynamiques et durables. Avec plus de 200 professionnels, nous assurons la défense des intérêts du secteur, l’organisation de formations, la fourniture de services, la représentation et la collaboration dans le domaine de la production, des services et des ventes.


À propos d’ABS
L’asbl Algemeen Boerensyndicaat (ABS), un syndicat indépendant regroupant des agriculteurs et des horticulteurs, a été créée au début des années 1960. ABS, qui était au départ un groupe de pression, est devenue au fil des années une organisation agricole reconnue. L’asbl propose par ailleurs des formations reconnues officiellement dans le domaine de l’agriculture et de l’horticulture par le biais du Nationaal Agrarisch Centrum (NAC). L’asbl Adviesbureau van het Algemeen Boerensyndicaat (AABS) a été créée afin de mieux structurer les services proposés aux agriculteurs.

Ces dernières années, ABS est devenue la deuxième organisation agricole en Flandre. À ce titre, l’asbl est fortement impliquée dans l’orientation politique et les discussions au niveau flamand, fédéral et européen. ABS est en premier lieu un syndicat qui défend les intérêts de ses membres, et par extension ceux de tous les agriculteurs et les horticulteurs, en toute indépendance idéologique et commerciale. Tous les agriculteurs et les horticulteurs soucieux de l’avenir de leur exploitation et toutes les personnes extérieures à l’agriculture, mais intéressées par notre secteur, peuvent rejoindre ABS. et Nationaal Agrarisch Centrum (NAC)