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Les mycotoxines sont des toxines naturelles produites par des moisissures et sont présentes dans presque tous les types de céréales. Malgré les mesures de prévention déjà mises en place, ces toxines sont en général déjà présentes avant le moment de la récolte. Elles se développent au champ sur la plante et après la récolte au cours du stockage. Certaines conditions sont favorables au développement de mycotoxines au champ : un climat humide, le choix des variétés et le traitement du sol. C’est pourquoi BFA a intégré dans son plan sectoriel d’échantillonnage des analyses en vue de mesurer la teneur en mycotoxines dans les céréales permettant de détecter d’éventuels problèmes à un stade précoce.

Le Système Early Warning (EWS) est une initiative annuelle du secteur, qui vient s’ajouter au plan sectoriel. L’objectif principal est de rassembler des données le plus rapidement possible après la récolte et de mettre les résultats d’analyses à la disposition des consommateurs des céréales. Grâce à la collaboration des membres de BFA, de Fegra et de l’ARMB, 389 échantillons ont au total été recueillis et analysés pour l’année 2019. Les céréales suivantes ont été contrôlés : blé, orge, seigle, avoine, triticale et épeautre.

« 389 échantillons ont été analysés, principalement issus de notre propre pays, ainsi que du blé et de l’orge importés de France, et d’autres céréales dans une moindre mesure », explique Katrien D’hooghe, directrice de BFA. « Une ou plusieurs mycotoxines ont été détectées dans 35 % des échantillons en 2019. Les résultats de la pré-récolte sont confirmés, à savoir un très faible risque de contamination», poursuit Katrien D’hooghe. Elle fait toutefois remarquer que la vigilance reste de mise, car la teneur en mycotoxines peut augmenter pendant la conservation.

Pour ce qui est des résultats du déoxynivalénol (DON), 89 % des échantillons avaient des résultats inférieurs à la limite de détection, fixée à 250 ppb (la valeur la plus basse qui peut être déterminée d’un point de vue analytique). Pour le zéaralénone (ZEA), 99,2 % des résultats étaient inférieurs à la limite de détection. Les teneurs en aflatoxine B1 étaient toutes inférieures à la limite de détection. Pour la fumonisine B1 et la fumonisine B2, la limite de détection n’a été dépassée que deux fois. Tous les échantillons analysés présentaient un résultat inférieur aux valeurs cibles en vigueur pour la somme des T-2 et HT-2.


Dans le rapport détaillé, les résultats des analyses ont été comparés avec les normes ou les recommandations pour le feed et le food. Grâce à ce monitoring, non seulement la destination des céréales sera plus ciblée (food, feed, ou biocarburant), mais les concentrations finales en mycotoxines pourront aussi être mieux estimées, par exemple pour les aliments composés pour animaux.
Note à la rédaction :
Pour plus d’informations, vous pouvez contacter :
- Madame Katrien D’hooghe, directrice et porte-parole de la BFA
Tél : 32 (0)2 512 09 55 ou 32 (0)473 98 00 57
- Madame Elien Van Stichel, secrétaire de l’ARMB
Tél : 32 (0)2 751 04 53
- Madame Gisèle Fichefet, secrétaire générale et porte-parole de Fegra
Tél : 32 (0)2 512 15 50